... Vaste débat entre ceux qui aimeraient faire les boutiques le dimanche et ceux qui y sont employés n'ayant pas forcement l'envie de sacrifier leur dimanche alors qu'ils sacrifient déjà pour beaucoup leur samedi.

Facteur important du débat : la compensation du travail effectué le dimanche. Selon le type de commerce, la convention collective de l'entreprise ou de sa branche d'activités ou encore la zone géographique, les compensations peuvent allez d'un autre jour non travaillé pour remplacer le dimanche, de jours de congés supplémentaires ou d'une majoration du taux horaire.

Au niveau des commerces, qu'ont ils vraiment à gagner ?
Pour ceux déjà ouvert le dimanche deux cas : le premier est celui des commerces alimentaires qui peuvent ouvrir le dimanche matin. Le deuxième est celui des commerces situés en zone touristique pouvant ouvrir toute la journée.
Pour le premier c'est un service pour le client qui a souvent plus besoin de se dépanner que de vraiment faire ses courses un dimanche matin. Pour le deuxième cette ouverture du dimanche répond à la logique du tourisme, tourisme étranger ou local, ce dimanche est un jour important pour ces commerces placés dans ces zones touristiques où le tourisme local est forcément plus important ce jour là.

Pour les autres commerces qui ne sont ni alimentaire ni placé en zone touristique l'intérêt sera peut être moindre mais à partir du moment où un concurrent va s'engouffrer dans la brèche pour gagner des clients, tous les autres commerces du même type devront forcément se mettre à pied d'égalité. Au final ce qui paraitra au départ un service supplémentaire pour un commerce deviendra une habitude et finalement une obligation pour les consommateurs qui ne comprendrons pas pourquoi un commerce peut être fermé un dimanche.

La question est aussi de savoir ce qu'on a vraiment besoin ( et un vrai besoin ) de pouvoir acheter un dimanche ? Ou dans l'autre sens. Pourquoi ne pourrait on pas tout acheter un dimanche ? On en revient au point de départ qui est que l'on voudrait tous pouvoir faire les magasins le dimanche ( sans en éprouver tous une réelle nécessité ) mais que dans le même temps beaucoup moins d'entre nous seraient prêt à travailler ce jour.

Pour finir, dans ce futur cadre légal, on nous parle beaucoup de volontariat. Le volontariat est une chose et les besoins d'un commerce en sont une autre, je vois mal un commerce ouvrant tous les dimanche qui serait " en manque de volontaires " rester le rideau baissé. Dans le cas présent on peut comprendre les deux aspects, d'une part les employés qui n'auront pas forcément l'envie ou la possibilité de travailler ce dimanche la et de l'autre le patron qui ne peut se permettre de ne pas ouvrir ( concurrents ouverts, pertes de clientèle ... ).
Et donc dans ce cas précis que va nous dire cette loi ? Cette loi va elle vraiment pouvoir intégrer cette notion de volontariat ? Même si le refus de travailler le dimanche ne sera ni un frein à l'embauche ( entre un candidat acceptant le travail le dimanche et un autre le refusant, on se demande vers lequel va se porter le choix ... ) ni un motif de licenciement, on peut imaginé que tout employé refusant le travail dominical va voir ses chances d'avoir une augmentation ou une promotion largement diminuée voir nulle ( tout ceci en imaginant le la loi intègre réellement une notion de vrai volontariat et non juste une notion de " il y a des volontaires tant mieux, il n'y en a pas ou pas suffisamment tant pis pour les autres " ).

Mon avis personnel serait d'ouvrir seulement les commerces qui peuvent apporter une compensation financière financée par l'augmentation du chiffre d'affaire de l'ouverture dominical. Pour les autres qui ne peuvent pas se permettre de compenser le salaire c'est que l'ouverture du dimanche n'apporte pas un réel bonus. Surement un raccourci un peu court qui ne prend pas en compte les contraintes des commerces ( concurrence, besoins du client, fidélisation de la clientèle ... ) mais qui me paraît être le seul où les employés ne sont pas perdants.